Fédération PCF de Loire-Atlantique membre du Front de Gauche

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Réponse des candidats PCF à l'intersyndicale retraites

 
 

Les mauvais coups ne nous ont pas épargné ces dernières années. 1993, 2003, 2010 et 2014, quatre années, quatre réformes des retraites. Nous les avons toutes combattues ensemble. Outre le recul de l’âge de la retraite qui a eu comme conséquence la baisse des pensions des salariés les plus précarisés, en particulier les femmes, s’est ajouté le gel des pensions, ainsi que la mise en œuvre de mesures fiscales régressives (hausse de la CSG, TVA, Contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie, suppression de la demi-part pour les veufs ou divorcé...).

 

Aujourd’hui, cette politique de casse, avec l’élection l’Emmanuel Macron, s’il parvient à obtenir une majorité absolue ou relative avec la droite va s'aggraver.  Le président de la République, lors de sa rencontre les syndicats mardi dernier a confirmé son intention de réformer le système de retraites. Et n’hésitera pas à museler la représentativité nationale pour imposer ses réformes. Nous le savons le slogan d’« un euro cotisé (qui) donne in fine les mêmes droits à pension » se traduira par des pensions réduites pour coûter moins cher au système, ce qui est  le propre des retraites par points. Selon lequel chacun choisirait le moment de prendre sa retraite en fonction des sommes qu’il a cotisées. Un système à la carte, indexé sur les capacités contributives de chacun. La conséquence, c’est la rupture du système solidaire, dans lequel ce sont les cotisations des actifs qui s’ajustent pour garantir le niveau des pensions. Adieu les corrections comme le « minimum contributif », bienvenue à la pénalisation des plus pauvres, des moins qualifiés, des carrières incomplètes et… des femmes (qui cumulent souvent ces critères). En bref, bonjour le « chacun-pour-soi ».

 

Comme vous le savez,  le projet d’Emmanuel Macron recèle un autre danger : celui du basculement d’un système où le montant de la retraite et son mode de calcul sont connus à l’avance des cotisants, vers un autre où la valeur du « point », et donc la pension, changent en fonction de la conjoncture, comme en Italie ou en Suède. C’est ce qu’on appelle un système à  comptes notionnels, où ce ne sont plus les cotisations qu’on ajuste à la hausse ou à la baisse, mais les pensions elles-mêmes. 

 

 

C’est un véritable enjeu de civilisation qui s’ouvre devant nous. A l’image de la proposition de loi déposée en 2010 par le groupe communiste. La revalorisation des pensions est une urgence absolue. C’est le sens de la proposition d’un taux de remplacement de 75 % minimum du salaire et en aucun cas inférieur au Smic revalorisé pour une carrière complète de travail. Un vaste plan de rattrapage des retraites est également nécessaire pour que les femmes qui ont subi les inégalités salariales et professionnelles retrouvent rapidement le même niveau de retraite que les hommes. Nous défendrons et  garantirons, comme nous l’avons toujours proposé, le droit à la retraite à 60 ans à taux plein. Pour financer ces mesures, nous devons mettre à contribution les revenus du capital. Les revenus financiers des entreprises et des institutions financières s’élèvent à plus de 300 milliards d’euros par an. Ils échappent largement aux prélèvements sociaux. C’est pourquoi nous sommes pour une extension des prélèvements sociaux à tous les revenus financiers au même niveau que les cotisations sur les salaires. Nous mettrons en place une modulation du niveau des cotisations sociales patronales, en fonction du développement de l’emploi, de la qualification et des salaires.  Enfin, la réponse aux situations de perte d’autonomie que vivent des millions de personnes dans notre pays est un enjeu de société important. Pour y répondre, un service public de l’autonomie pour les personnes âgées conçu et organisé à partir des services publics et sociaux existants sera créé.

 

Dans votre courrier, vous portez le développement des services publics de qualité et de proximité au cœur de vos revendications. Les services publics, notre bien commun, méritent mieux que le traitement qui leur est actuellement infligé. Dans un moment de crise profonde où se développent précarité, insécurité, inégalité mais aussi dans un moment de révolte où monte l’exigence d’une culture de partage, de justice et de solidarité, nous mettons la question des services publics au cœur des débats comme une réponse incontournable structurante d’une nouvelle société plus humaine et solidaire. Partout dans nos territoires les luttes se multiplient contre les politiques d’austérité pour empêcher la fermeture du bureau de poste du quartier, des services de l’hôpital voisin, de la classe de l’école communale ou d’une ligne ferroviaire. Nous devons tous ensemble mettre un coup d’arrêt à la diabolisation de la « dépense publique », pour nourrir ces luttes de nos propositions et obtenir des avancées concrètes, pour les faire converger et construire un front d’idées et d’actions pour le service public du XXIe siècle.

 

Voilà ce que je voulais apporter comme réponse aux demandes que vous avez exprimées. Vous pouvez compter sur nous dans les prochaines années comme vous avez pu toujours compter sur les députés communistes et du Front de Gauche pour porter des propositions utiles au retraités et utiles à notre protection sociale solidaires.

 

Le secrétaire départemental du PCF

Aymeric SEASSAU

 

Cette réponse vaut pour tous les candidats présentés par le PCF-FDG :

 

1ère circonscription : Aymeric SEASSAU

3ème circonscription : Robin SALECROIX

4ème circonscription : Mireille PERNOT

5ème circonscription : Michel LABOUREUR

7ème circonscription : Véronique MAHE

8ème circonscription : Yvon RENEVOT

9ème circonscription : Françoise GODARD

10ème circonscription : Marie-Claude ROBIN