Fédération PCF de Loire-Atlantique membre du Front de Gauche

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CHEMINOTS SOUS PRESSION !

 
 

 
 

Les institutions européennes, pendant leur séjour à Davos ont décrété que nous sortions de la crise. En préparant une baisse significative du budget européen, déjà trop faible, des millions de salariés sont enserrés dans la froide avalanche de plans de licenciements.

Chez Peugeot Citroën, Renault, Arcelor Mittal, Goodyear, Virgin, Sanofi, des dizaines de milliers
d’emplois sont menacés. Dans notre pays, les chiffres du chômage sont alarmants : 3 200
000 privés d’emploi de catégorie 1, au total ce sont près de 5 000 000 de personnes qui cherchent
un travail.

En présentant un budget 2013 des plus drastiques, la SNCF acte les effets de la conjoncture
économique dégradée sur l’ensemble des activités du groupe et les choix du gouvernement
concernant le financement des transports. De 8,12 milliards d’euros en 2012 à 7,6 milliards en
2013, la SNCF met en place l’austérité principalement sur l’activité commerciale et le transport
de marchandises. Dans le même temps, la SNCF dépense sans compter plus de 2 millions
et demi d’euros pour l’organisation d’un séminaire réunissant 500 cadres à Tanger
au Maroc et ce durant 2-3 jours ! D’ailleurs, la Cour des Comptes ne se trompe pas en
pointant du doigt le montant de ces « faveurs » dignes d’une autre époque !

Ces dispositions amènent également une révision à la baisse des ambitions de développement
des régions. Il en est ainsi de l’avenir des TET (Trains d’Equilibre du Territoire) jugés peu
ou pas assez rentables, qui passeraient alors aux Conseils Régionaux. A l’heure où les questions
environnementales et de sécurité deviennent prioritaires, comment peut-on envisager
que l’Etat se désengage encore une fois de ses responsabilités en matière de traitement d’égalité
de traitement des citoyens de notre pays ! Même problématique en ce qui concerne le
transport des marchandises, les Régions deviendraient « gestionnaires » du fret ferroviaire,
quid des conditions tarifaires, budgétaires !

Les TET, les trains de fret doivent impérativement rester sous l’autorité de l’Etat, on ne fractionne; pas ainsi le réseau ferré national, il appartient bien à la Nation !
Les moyens financiers existent, il faut seulement se diriger vers une politique fiscale durable dédiée aux Régions, une ressource propre à elles calculée sur le même mode du Versement Transport dont disposent déjà les Autorités Organisatrices de Transport urbain.

Quant au Transport Express Régional, tout le monde s’accorde à dire que c’est une réussite sociale, environnementale et économique extraordinaire. Les Conseils Régionaux ont su créer les conditions d’une politique de transport dynamique, offensive.
A l’inverse, l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire régional de voyageurs prévue fin 2019 serait une hérésie totale et absurde tournant le dos aux principes fondamentaux du service public, principes défendus par les élus communistes dans les Conseils Régionaux.

 

Le 5 mars, les cheminots, les communistes et leurs élus, défendront la sécurité de l’emploi à vos côtés et aux côtés de vos organisations syndicales.

 

Le projet de loi de l’accord national interprofessionnel conclu le 11 janvier 2013 sera examiné par le Conseil des ministres le 6 mars. Comment le patronat peut-il qualifier cet accord national comme nouveau modèle économique et social ?
Toutes les thèses sur la compétitivité ne sont que des faux nez pour abaisser les droits sociaux. Cette campagne n’est rien d’autre qu’une préparation psychologique de grande envergure de la population, pour leur faire accepter le programme du MEDEF. Cet accord pousse à la flexibilité du travail.
Le projet de loi de l’accord national interprofessionnel conclu le 11 janvier 2013 sera examiné par le Conseil des ministres le 6 mars. Comment le patronat peut-il qualifier cet accord national comme nouveau modèle économique et social ?
Toutes les thèses sur la compétitivité ne sont que des faux nez pour abaisser les droits sociaux. Cette campagne n’est rien d’autre qu’une préparation psychologique de grande envergure de la population, pour leur faire accepter le programme du MEDEF. Cet accord pousse à la flexibilité du travail et à l’insécurité de l’emploi dans le cadre d’un texte signé avec seulement 3 organisations syndicales (CFDT, CGC, CFTC) qui ne représentent pas la majorité des salariés.

Pour sortir de la crise, il faut sortir de l’austérité !

L’analyse du 36ème congrès du Parti communiste français concernant les résultats des différentes élections montre qu’après des décennies libérales, le capitalisme tout puissant n’est pas une solution et une étude d’opinion d’IPSOS démontre que 69% des personne interrogées désavouent le capitalisme et que 64% des français déclarent que la lutte des classes est une réalité. Les résultats électoraux du Front de gauche en 2012 ont exprimé un espoir de changement. Pourtant, la politique sociale libérale actuelle du gouvernement entretient l’attentisme et la résignation.

C’est tout le sens de la campagne du Parti communiste français et du Front de gauche « pour une alternative à l’austérité » qui a l’objectif de rassembler massivement celle et ceux qui pensent qu’une autre politique est possible pour obtenir l’inflexion de la politique gouvernementale : par des recette fiscales nouvelles prélevées sur les revenus du capital, par l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, par l’interdiction des licenciements boursiers, par la création de la sécurité sociale professionnelle…

Durant une décennie, nous avons assisté à un déferlement de la violence patronale. Des société ivres de profits ont sacrifié leurs salariés sur l’autel de la rente des actionnaires. C’est pourquoi le 27 février les députés communistes ont proposé une loi d’amnistie concernant les « infractions » commises lors des conflits de travail, à l’occasion d’activités syndicales ou revendicatives dans l’entreprise. Sans aucun débat, l’ancien président avait mis fin à cette tradition républicaine.

Le projet de réforme du système ferroviaire actera l’avenir de notre entreprise publique pour des décennies : maintien du statut, protection sociale, réglementation du travail (RH 0077). Or, les orientations européennes, la libéralisation du transport ferroviaire, remettent en cause les conditions sociales des cheminots et la qualité du service public.

 

Ensemble, gagnons un avenir public pour la SNCF !