Fédération PCF de Loire-Atlantique membre du Front de Gauche

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Pour une réelle refondation de l’école de la République ! Pour la réussite de toutes et tous !

 
 
 
 

La politique du précédent gouvernement de droite a été catastrophique pour l’Education Nationale.
Avec vous, les communistes et leurs élus ont vivement dénoncé, depuis 2008, les attaques successives qui ont conduit à la suppression de nombreux postes et des aides spécialisées aux élèves en difficultés, à la mise à mal de la carte scolaire, au recul de la solarisation des moins de 3 ans et, au mépris du dialogue avec les enseignants et les parents d’élèves, alourdi le rythme scolaire des enfants en généralisant la semaine de 4 jours.

L’école a donc besoin d’une rupture forte avec la politique de la droite qui a sacrifié nos enfants au libéralisme.

La réforme des rythmes scolaires

Si, les inconvénients pour les élèves de la semaine de 4 jours, imposée par la droite, ont été révélés dans un rapport de l’inspection générale de l’Education nationale. Médecins, chronobiologistes, enseignants, élus, parents d’élèves s’accordent à le dire, depuis des années : la semaine de 4 jours de classe est le pire modèle pour nos enfants. Les journées de 6 heures de classe sont trop longues, trop fatigantes et par conséquent contre-productives et même facteur d’échec pour certains enfants.

Mais, la mise en œuvre de cette réforme nécessite une large concertation avec les enseignants, les parents d’élèves, les personnels de la ville ou des différents partenaires qui interviennent dans les écoles ; car, nous le voyons bien elle suscite des inquiétudes et des interrogations.

En effet, elle doit intégrer une réelle amélioration du temps scolaire des enfants, des moyens accrus pour les collectivités et pour l’Education Nationale dans des rôles et des missions clairement redéfinis permettant un co-pilotage efficace pour tous les temps de l’enfant. Car, il ne saurait être question d’accepter un nouveau partage des responsabilités entre l’Etat et les collectivités territoriales en matière d’éducation. L’action périscolaire construite par la ville ne peut être détournée pour régler les emplois du temps de l’après-midi à la place de l’institution scolaire.

 

Nous refusons en effet toute logique de désengagement de l’Etat, seul garant de l’accès de tous les enfants à un enseignement à la hauteur garant de la réussite de tous. De plus, cette réforme des rythmes scolaires ne doit pas être limitée au premier degré, les collégiens et les lycéens méritent aussi que l’on s’intéresse à leur réussite !

Si cette réforme des rythmes scolaires est un des aspects de la refondation de l’école, elle n’en est pas la pierre angulaire. Elle doit s’inscrire dans un processus global de défense du service public de l’Education Nationale.

De l’ambition pour refonder l’école de la République !

 

Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République en débat actuellement à l’Assemblée Nationale affiche de grands objectifs que les députés communistes partagent : recrutement d’enseignants, priorité au primaire, réaffirmation du rôle de la maternelle, scolarisation des moins de 3 ans, réaffirmation du collège unique, création d’écoles supérieures du professorat pour la formation des enseignants.

Mais ce projet de loi, en l’état, risque d’échouer dans la concrétisation de ses ambitions : refonder l’école pour faire reculer l’échec scolaire et favoriser la réussite de tous les élèves.

Ce texte réaffirme l’importance du collège unique mais maintient l’individualisation des parcours. Il supprime les dispositifs d’apprentissage précoce à 14 ans mais les conserve à 15 ans, soit avant la fin de la scolarité obligatoire. Il affirme l’importance de l’éducation artistique et culturelle sans préciser la part dévolue au scolaire et au périscolaire.

Il crée des Ecoles supérieures du professorat et des métiers de l’éducation, mais sans en préciser les modalités ni surtout mettre en place de véritable pré-recrutements pour faire face à la crise du vivier de recrutement et refonder le métier d’enseignant.

Quant au transfert aux Régions de la maîtrise de la carte des formations professionnelles initiales, il s’inscrit dans une territorialisation de l’Education Nationale que nous refusons. Ce choix répond à une logique d’adaptation des formations aux bassins d’emplois et fait fi de l’exigence indispensable d’élévation du niveau des connaissances pour tous.

Enfin de grands absents : l’orientation scolaire - cela confirme-t-il son transfert envisagé aux Régions, via la décentralisation des Centres d’information et d’orientation ?- ; les autres personnels d’éducation, d’encadrement, administratifs, médico-sociaux et de service ; le lycée ; l’enseignement agricole. Quant à l’enseignement professionnel il n’est abordé que par sa seule dévolution aux Régions.

Pour refonder l’école et donc reconstruire le service public national d’éducation fondé sur le principe que tous les élèves sont capables d’apprendre, pour rompre avec des années de démantèlement de l'école républicaine par la droite : l’heure est bien à la mobilisation de toutes et tous pour un vrai changement conduisant au développement de l'Ecole de l'égalité, laïque et gratuite.

C'est pourquoi l’écoute des besoins réels des enfants, des équipes éducatives, des agents territoriaux, des familles, des élus, et l’ambition nationale d’une école de la réussite pour tous, sont les deux conditions d’une réforme réussie pour laquelle nous appelons tous les citoyens à se mobiliser.